« Apprendre à nager comme on a appris à marcher en grande profondeur et sans matériel pour devenir toujours meilleur nageur »

Seule, l’analyse des images permettra de confirmer ou infirmer nos hypothèses.

 

Si « un fait n’a d’intérêt que dans la mesure où il est déterminé » (Henri Wallon), il est très encourageant de voir les entraineurs avancer des hypothèses et le site remplir sa fonction d’enrichissement collectif à travers la diversité des échanges. (Voir l’article Membres supérieurs et membres inférieurs : identité des fonctions ? )

Ce qui est remarquable dans la lecture du tableau, c’est que tous les nageurs et toutes les nageuses sans exception se comportent de la même manière.

Notre questionnement initial s’oriente vers les lois de la physique et singulièrement vers le premier principe de Newton. En effet, pour qu’un corps modifie son état de mouvement ou de repos en fonction d’un référentiel, il faut qu’une cause intervienne. Trois sont évoquées : changement de vitesse, changement de direction, changement de forme.

La fréquence élevée des battements de jambes plaide en faveur de faibles variations de vitesse instantanée sur la quasi totalité du parcours. Le changement de direction n’est pas repérable en l’absence de changement de sens (virage).

Effectivement, en relative apesanteur, les actions des membres inférieurs (M.I.) ont besoin d’appui sur les autres parties du corps non impliquées dans les poussées qui auront tendance à se déformer. La stabilisation par tenue plus ferme de la planche procurerait cet avantage.

Il me semble que l’on doive également prendre en considération le fait que l’appui sur la planche enfonce l’autre extrémité du corps entrainant par réaction une flexion plus prononcée des jambes sur les cuisses ayant pour conséquence une poussée rétrograde accrue dans leur extension.

Seule, l’analyse des images permettra de confirmer ou infirmer nos hypothèses.

Encore merci à tous les intervenants que nous encourageons à poursuivre les échanges.

raymond