Suite à la consideration de Julien:
Je suis épaté par l'analogie faite entre la serviette et le bras. L'expliquation est clair et simple, encore fallait-il y penser.
Cela nous ramene encore a:
- ce qui est visible: les conséquences
- ce qui est invisible: les causes
Un point me fait réfléchir: "Nous savons que pour être active, la pale doit aller plus vite vers l’arrière que le nageur vers l’avant"
Si on se réfère a Newton (loi d'action/réaction)
la force de la pale transmise vers l'arrière doit être égale a la force de l'eau transmis vers l'avant sur la pale, en conséquence le bras est fixe et le corps avance, c'est d'ailleurs ce qui me semble se fait a haut niveau. chez le débutant par contre, la pale doit éffectivement aller plus vite vers l'arrière.
un éclaircissement me ferait pas de mal. Sportivement.
NEWTON
Que n’a-t-on dit et fait dire en son nom ?
Tout d’abord, il faut rectifier une erreur, une faiblesse d’observation ou d’analyse et peut-être avoir recours à une autre « analogie » !
NON ! Dans l’eau, la pale (avant-bras et main) n’est pas fixe lorsqu’elle fait avancer le corps.
Elle pourrait être fixe si le corps avançait, mais par rapport à quoi ?
Pas de Newton sans Galilée !
Je vais reprendre les éléments d’un article de la revue DIRE.
Pour se déplacer en barque, des rameurs utilisent des avirons alternant : trajets au dessus de l’eau et trajets dans l’eau de la pelle.
Si, au terme du trajet aérien (retours) ils abandonnent les extrémités des manches qu’ils avaient en mains, dès leur immersion les pelles vont rester sur place (immobiles par rapport à l’eau) pour se déplacer vers l’arrière et à la vitesse du bateau par rapport à ce dernier (référentiel) mais SANS LE PROPULSER.
Les mouvements ne sont pas des actions.
N’oublions pas cette règle : on ne peut parler de mouvement que par rapport à un référentiel en fonction d’une durée (temps). Si on oublie un seul de ces éléments on se trouve dans l’abstraction. (Parodie de la réalité).
La sagesse et la raison imposent de ne jamais dissocier les 3 principes de Newton !
En natation, le POINT FIXE a la vie dure (les racines des préjugés sont profondes Voltaire)
On ne peut transposer mécaniquement ce qui se passe sur terre à ce qui se passe dans l’eau.
Essayons de préciser à l’aide d’un exemple déjà proposé à un ami théoricien la nécessité d’envisager, dans l’étude d’une réalité, les 2 référentiels
- égo centré (point fixe pris sur le sujet)
- exo centré (point fixe pris à l’extérieur du sujet)
Notre nageur se trouve allongé sur une planche à roulettes, bras dans le prolongement du tronc, les mains serrant chacune un tube fixé perpendiculairement dans le sol et suffisamment écartés l’un de l’autre pour laisser passer le nageur sur sa planche.
Pour se propulser, il devra prendre appui sur les tubes, points fixes dans un référentiel exo centré mais mobiles par rapport à son propre corps, et exercer une poussée (pression) vers l’arrière par rapport à son sens de déplacement.
S’il exerce la poussée jusqu’à son terme, ses mains quitteront leur « point fixe » lorsqu’elles auront atteint la mi-cuisse.
Par rapport au point fixe, les mains n’auront pas bougé et par rapport au nageur, elles auront parcouru la distance mains dans le prolongement du tronc à mains le long des cuisses, approximativement 2 longueurs de membres supérieurs tendus.
Ceci ne se voit jamais dans l’eau chez le nageur se propulsant !
POURQUOI ?
C’est le nouveau jeu !!!
Quel que soit le référentiel il n'y a pas de "point fixe" dans la propulsion en natation. La pale se déplace en sens inverse de celui du nageur dans la phase qui nous intéresse.
P.S. si j’introduis la durée pendant laquelle la pression s’exerce je décris mieux la réalité mais vous rends le problème plus compliqué.
raymond