Un débat qui rend service - travaux pratiques
A juste titre nos lecteurs manifestent leur impatience pour entrer dans le débat. Leur implication dans les TP (travaux pratiques) sera la preuve objective de leur intérêt pour comprendre le fonctionnement du nageur.
Les deux questions :
Question n°1
Que se passe-t-il si une embarcation est propulsée avec une seule rame et d’un seul côté ? (la poussée est réalisée parallèlement à la direction de déplacement de l’embarcation et en sens contraire.)
Question n°2
Pourquoi les battements de jambes du nageur observé ne provoquent-ils que deux remous et non pas six ?
Réponses Giuseppe
Q1 = si le point d’application de la force F exercé par la rame sur l’embarcation est situé sur sa ligne médiane et que le vecteur F est sur la direction de déplacement et orienté dans le sens du déplacement, l’embarcation ne déviera pas de sa trajectoire. La distance du propulseur de la ligne médiane de l’embarcation (grand axe du corps) en soi n’a aucune influence sur la trajectoire.
Q2 = parce qu’il y a une intensification cyclique du battement qui produit ces remous. Maintenant, à quoi est dû ce comportement moteur c’est ce qu’il reste à clarifier.
La réponse de Giuseppe dans son intégralité:
Réponse anonyme
Q1 =La barque s'écarte de sa direction initiale sa trajectoire va faire un grand cercle. Si je rame à gauche elle s'écarte vers la droite même si la trajectoire de la rame est parallèle à la direction de la barque.
Q1 =2 remous = 2 temps forts = 2 appuis. 2 appuis parce que 2 bras, un appui par action de dégagement des bras. Le battement comporterait 6 temps forts si il était propulsif = le battement assure une autre fonction. Equilibration ? Ré alignement ?
Constater et comprendre pourquoi elles divergent.
Pour qu’un débat prenne du sens il faut qu’il se rapporte à un problème clairement identifié et partagé. Dans un second temps la divergence des réponses appelle des arguments ou des hypothèses à formuler clairement aussi.
Manifestement Giuseppe n’a pas expérimenté cette situation et n’a pas assimilé le dispositif embarcation propulseur à la situation d’un nageur. A-t-il bien lu l’énoncé ? Dans l’énoncé il est spécifié que le coup de rame se réalise d’un côté de l’embarcation et parallèlement à la direction de déplacement (contenant le plan vertical de l’axe du bateau). Le point d’application de la force développée par le coup de rame ne peut se situer sur l’axe de déplacement. D’où la nécessité de bien lire l’énoncé qui définit le problème.
Il ne donne pas de réponse à la question 2 et ne formule pas d’hypothèse sur la cause produisant ce que l’on voit.
Notre lecteur anonyme (Q1) prend en compte le fait que un rameur ne peut matériellement pas pousser avec la pale de sa rame en la faisant passer dans le plan vertical comprennent l’axe de l’embarcation. (Q2) Il conclue à l’entrée en jeu d’une fonction qui ne serait pas la fonction propulsive.
En conclusion provisoire on peut penser qu’il convient d’étendre les investigations à la fois sur les trajectoires des propulseurs et sur les fonctions complémentaires mises en jeu involontairement par le nageur. Le TP devrait nous aider à progresser dans la compréhension des mécanismes associés à la propulsion.
Les nageurs sont-ils confrontés à des problèmes analogues ? Il nous faut recueillir d’autres faits et les analyser.
Le lecteur curieux se reportera aux 2 photos de la page 46 de la seconde édition de la natation de demain.
Intro au TP - A propos de l’équilibre et des fonctions d’équilibration.
Un travail d’analyse d’images sous la surface.
Résumé des séquences précédentes :
C’est une classe d’enfants de 8 – 9 ans.
Tous ont parcouru à la goulotte des centaines de mètres en variant l’orientation, le sens et les amplitudes, fréquences et modalités de déplacement des mains.
Ils se sont éloignés du bord en se déplaçant en suspension à la perche haute, de face, de dos, de profil.
Ensuite à la perche à fleur d’eau.
Ils n’ont pas encore abordé l’immersion systématique de la tête.
Dans les images qui suivent ils doivent se déplacer à la ligne d’eau et se croiser.
Pour faciliter la communication et éventuellement les échanges, nous appellerons « V » l’enfant qui lors du croisement passe devant l’autre et « R » l’autre.
{youtube}nEIJ3Tm8jmU{/youtube}
Votre travail d’observation consiste à :
1) choisir un enfant
2) décrire ce qu’il fait (lire les images)
3) Interpréter son fonctionnement (pourquoi il fait...) ?
4) de quelle fonction pourrait-on y voir des « préludes » ou « structures d’accueil » pour la construction du nageur ?
5) pouvez vous les transposer dans le fonctionnement d’une nage alternée ?
6) Commentaires personnels.
raymond