Suite à la question de Ronan :
désesquilibre et chute en arrière , dangereuse ou non ?
Bonjour, je suis ronan tremelo, j'ai passer mon BEESAN au CREPS DE Dinard en 2008. j'exerce le métier de maitre-nageur en me référent principalement à la démarche de Raymond CATTEAU, et j'ai une question qui me pose beaucoup de problème.
Voilà sur les cours de natation que j'ai actuellement, j'ai travaillé avec un groupe sur le plongeon et abordant la séquence par le déséquilibre en faisant les chutes en arrière puis en avant comme on a vu dans la démarche . et au moment ou j'ai abordé les chutes arrières, mon chef de bassin m'a demander d'arrêter les chutes arrières estimant que c'etait trop dangereux, et qu'il y avait un risque de se faire mal pour eux, si il cherchaient a se rattraper sur le bord . Alors ma question est la suivante, est-ce que la chute arrière est vraiment utile pour appréhender le déséquilibre ou peut-on l'aborder en passant par autre chose ! et est -ce que vous pensez que la chute en arrière représente un danger .
SECURITE ACTIVE
On ne saurait trop remercier Ronan, évoquant à propos de son activité de formation de nageurs, une question, une difficulté ou un problème.
Nous tentons de partager ici les conditions d’une pratique pédagogique qui ne soit ni inconsistante (il s’agit bien de former des nageurs), ni inconsidérée (n’utilisant pas les procédures les plus appropriées pour atteindre les objectifs).
Notre collègue considère de façon pertinente l’idée que ses élèves n’accèderont pas au plongeon de départ sans avoir accepté les pertes des conditions d’équilibre du terrien (organisées pour conserver la verticalité de la station droite, de la marche ou de la course)
Dans notre jargon nous appelons cela « accepter les déséquilibres ». Ce qui signifie psychologiquement et physiologiquement : inhiber tous les réflexes de redressement que tout bon « terrien » met en œuvre involontairement, chaque fois qu’il s’écarte un peu trop de la verticalité.
Lorsque l’éducation physique était régulièrement dispensée dans les écoles, des roulades sur les tapis en avant comme en arrière, des situations au cours desquelles les épaules s’étaient trouvées plus basses que le bassin, lui-même plus bas que les pieds, et pour certains, par des « appuis tendus renversés » ; tout cela ne pouvait que favoriser les conditions à propos desquelles on s’éloignait de cette verticalité spécifique des bipèdes avec la tête au sommet.
Notre collègue doit donc amener ses élèves à vivre l’accès au plongeon de départ impliquant deux actions : se déséquilibrer et y associer une impulsion projetant le corps vers l’avant.
Comment nous présente-t-il sa démarche ???
j'ai travaillé avec un groupe sur le plongeon et abordant la séquence par le déséquilibre en faisant les chutes en arrière puis en avant comme on a vu dans la démarche.
Le mot « puis » veut-il dire ensuite ???
Il est impossible que j’aie pu évoquer l’engagement dans « l’espace arrière du sujet » avant (préalablement) d’avoir exploré l’espace avant. Et j’ose espérer que dans ses notes de cours sur la démarche, il puisse vérifier ce point capital.
En second lieu il est important de préciser que les sauts ou entrées dans l’eau directes (sans utilisation de l’échelle) ne doivent se dérouler qu’en des lieux où la profondeur est suffisante (deux fois la taille du sujet).
A propos de la sécurité, il convient de rappeler que le « saut droit » en conservant la verticalité et l’indéformabilité, qui suit la « remontée passive » et suppose cette dernière explorée se réalise face au bassin puis dos au bassin.
Dans ce dernier cas, les stagiaires et leurs élèves ont chaque fois été regroupés par deux, l’aide engageant largement son pied entre les pieds de l’exécutant pour prévenir tout contact brutal éventuel du menton ou d’autres parties du corps avec le rebord du bassin.
Si l’ordre des tâches a bien été respecté ainsi que les conditions de leur réalisation je pense que le « risque » peut être assumé.
Il s’agit pour l’enseignant de créer les conditions d’une SECURITE ACTIVE, qui consiste à rendre possible pour les apprenants en la prise de risques en toute sécurité.
raymond