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V. qui fut nageuse de compétition avant de devenir entraîneur, a suivi plusieurs stages de type Mirano, tant en France qu’en Italie. La pertinence de ses questions s’en ressent :

«  En dos, des obstacles de nature anatomique influencent la trajectoire subaquatique des surfaces propulsives : à partir des épaules, les articulations du coude et du poignet et leurs orientations par rapport au corps jouent un rôle important en direction du déplacement.

Du point de vue pédagogique, comment apporter les informations sensitivo-sensorielles pour bien orienter les segments ? Comment dissocier la mobilisation des épaules et les articulations des membres supérieurs dans leur liaison au tronc ? »

 

Dos : construction

 

Comme à propos de la nageuse de brasse, quelques images de Roxana (combien experte puisqu’elle fut championne du monde) vont nous aider à repérer ce qu’il est souhaitable d’obtenir au terme d’une construction :

Partir de la posture de base obtenue à travers la construction du corps flottant : tête stabilisée avec les oreilles immergées, le corps aligné, bassin proche de la surface fera gagner beaucoup de temps.

La structuration de l’espace du corps et de l’espace d’action se trouve renforcée à travers un travail simultané, symétrique, lent et négatif à propos duquel le passage dans un plan vertical se trouve exclu en raison des contraintes anatomiques évoquées par V.

Cependant la recherche de profondeur et d’amplitude des déplacements des membres supérieurs doit être recherchée et particulièrement respectée lorsque l’on construira le « rythme de base » pour faire disparaître les tendances d’arrêts des mains aux cuisses (au terme des poussées) et obtenir un temps d’arrêt mains dans le prolongement du tronc (temps projectile). Le retour rapide complète la conquête de ce rythme de base.

Le passage à la nage alternée va supposer la capacité de fixer la tête pour mieux mobiliser les épaules vers le haut, l’avant, le bas, l’arrière. Cette rotation des épaules facilite à la fois la recherche de profondeur des surfaces propulsives (les pales) et le retour rapide hors de l’eau.

Je ne pense pas, comme le suggère le texte de V. qu’il s’agisse d’une dissociation mais bien d’une « coordination élémentaire » obtenue par le déplacement de la pale ne cessant de construire et déplacer la fameuse « masse d’appui » en force et (donc) vitesse croissantes.

La posture de base verra la préservation de l’alignement du corps entraînant la rotation simultanée du bassin et des épaules. Ce jeu permettra aux jambes de compenser par leur action rééquilibratrice les déviations produites par les mobilisations de masses d’eau à distance de l’axe de déplacement.

S’agissant d’informations sensitivo-sensorielles, elles se trouvent sans cesse en jeu et à Borgo nous avons proposé un exercice valorisant l’amplitude et la puissance de la poussée à partir d’un appui d’une main sur le rebord de la piscine :

Nous reviendrons sur ce thème en souhaitant que nos visiteurs s’expriment comme ils l’ont fait à propos des images de brasse.

raymond


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Commentaires   

0 #1 JG 10-02-2012 12:23
Difficile de tout bien repérer sur ces images à cause de la réfraction de la lumière par l'eau et la caméra qui est mobile, empêchant d'avoir un référentiel fixe. Mais ce sont les conditions habituelles de l'entraîneur.

- La tête n'est pas alignée sur le plan horizontal avec le reste du corps ni suffisamment immergée.
- L'engagement des épaules au niveau autour de l'axe antéro-postérieur est bien prononcé.
- Le bassin reste aligné dans le plan horizontal. Donc les épaules sont mobilisées alors que le bassin reste immobile, la dissociation bassin épaule est maîtrisée.
- Le corps est bien dans le plan horizontal malgré le positionnement de la tête. Cela laisse présager un corps peu dense.
- Les bras pénètrent dans l'eau loin en avant du plan vertical frontal passant par les épaules (vers la gauche sur l'écran) et dans le plan vertical sagittal ; ils accélèrent la masse d'eau loin en arrière (à droite de l'écran). La construction de l'espace d'action est donc bien construite.
- L'avant bras s'oriente perpendiculairement au déplacement dès le départ de la rotation du bras autour de l'épaule et reste orienté au delà du passage au niveau de l'épaule. La construction de la pâle est donc maîtrisée.
- Bien qu'il soit difficile de le repérer précisément sur ces images, le temps de trajet des doigts du point avant à la perpendiculaire de l'épaule semble sensiblement le même que le temps de trajet des doigts de la perpendiculaire de l'épaule au point arrière. Donc peu d'accélération de la masse d'eau avec utilisation d'une force croissante. Cependant, la nageuse ne semble pas au maximum de ce qu'elle pourrait faire, on a l'impression « qu'elle cherche à s'appliquer », ce qui dénature sa nage à mon avis.
- Grâce au roulis qu'elle engage, ses propulseurs restent relativement proches de l'axe.
- Lors de la première partie du retour aérien, le poignet est légèrement « en retard » sur le bras, ce qui montre un bon relâchement musculaire. Cependant, le rythme du retour me paraît trop lent.

Je proposerai donc un travail en dos à deux bras avec la recherche d'un retour aérien très rapide en demandant le moins de mouvements possible par longueur afin d'accentuer l'accélération des masses d'eau, et la recherche de l'alignement de la tête oreilles dans l'eau lors de la phase projectile.

Un travail en force croissante avec les élastiques serait aussi utile, alterné avec des parcours nagés.


En ce qui concerne la coordination des éléments entre eux lors d'un cycle (je mets le début du cycle au moment où la main droite entre dans l'eau, le point avant étant difficilement repérable).

1. Un remous est provoqué par la jambe gauche au moment où la nageuse rentre sa main droite dans l'eau.
2. Un remous est provoqué par la jambe droite et succède à la sortie de la main gauche de l'eau.
3. Un remous est provoqué par la jambe gauche au moment où l'avant bras droit passe à la perpendiculaire de l'épaule.
4. Un remous est provoqué par la jambe droite au moment où la nageuse rentre sa main gauche dans l'eau.
5. Un remous est provoqué par la jambe gauche et succède la sortie de la main droite de l'eau.
6. Un remous est provoqué par la jambe droite (je pense au moment où l'avant bras gauche est à la perpendiculaire de l'épaule mais on ne le voit pas sur les images).

Les remous sont provoqués par l'abaissement de la jambe après l'atteinte de son point culminant.
La nageuse prend appui sur des masses d'eau avec ses jambes 6 fois dans son cycle de nage (3 fois par jambe):

- pour rentrer son bras opposé dans l'eau
- pour accélérer une masse d'eau importante avec le bras opposé
- pour sortir son bras opposé de l'eau
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0 #2 Claudia Rebesco 10-02-2012 18:30
la prima persona che si vede nel video sono ioooooo!!!! quell'esercizio era molto buono, infatti mi è servito molto per migliorare la spinta nelle nuotate dorso e stile!!!

merci Raymond
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