Suite à la question de J.G.:
Bonsoir, je n'étais pas présent au séminaire de dinard mais je me permet de poser la question suivante.
Une fois qu'un nageur a construit convenablement son corps flottant et que sa maîtrise du corps projectile et propulseur est satisfaisante (bien que toujours perfectible), comment et quand peut on envisager l'apprentissage de la propulsion en brasse (surtout celle des jambes) sans sombrer dans un apprentissage analytique et descriptif?
BRASSE: ondulation
Se différentier des pratiques traditionnelles de reproduction de mouvements c'est une condition préalable pour s'engager la pédagogie de l'action.
"Une fois que l'on a construit le corps projectile…." pour les nages alternées, tout est encore à entreprendre pour aborder les nages simultanées donc, le papillon et la brasse.Les nages simultanées sont des "nages de mammifères aquatiques" ou encore des nages sous-marines dans lesquelles les immersions et les sorties de l'eau s'enchaînent cycliquement.
Le propulsé (l'embarcation) contrairement à ses caractéristiques de stabilité, d'alignement, d'indéformabilité relative et d'immersion devient déformable à travers la permanence de ses ondulations. Cette nouvelle organisation posturale se veut mobile.Il faut donc acquérir cette compétence et apprendre à "onduler".
Cela se fait facilement lorsque l'on déclenche les ondulations à travers la mobilisation de la tête pour entrer dans l'eau par la nuque et en sortir par le front. Les bras souples le long du corps facilitent la réalisation. Cette tâche peut connaître des variantes sur le dos.Ne pas être exigeant c'est s'exposer à voir, au lieu d'ondulations, des montées et descentes par le menton, regard en avant.
Lorsque le nageur parcourt ainsi 25 m. sans la moindre interruption on peut tenter des parcours avec les bras en avant. Puis ceci en immersion.
Par nature l'ondulation en surface, ondulation de nage, diffère fondamentalement de l'ondulation en profondeur qui fait partie du départ et prolonge le passage de "finir de descendre à commencer à remonter"jusqu'à la reprise de nage par entrée en jeu des propulseurs.
Pour avoir confondu un procédé pédagogique et un modèle théorique de l'ondulation, une personne encore prisonnière de la pédagogie traditionnelle a jugé "catastrophique" les propositions sus-jacentes.
Le modèle théorique de l'ondulation qui fait partie des départs et virages n'a pas encore été défini (à ma connaissance).J'ai bien tenté d'en proposer quelques éléments dans la revue Hyper 234, en souhaitant que la recherche universitaire ou fédérale prenne le relais.Pour ne pas mettre la charrue avant les bœufs, je suggère à notre collègue JG, de nous reposer la question de la construction du brasseur dès que ses nageurs auront stabilisé leur posture ondulante de nage.Il nous faudra ensuite définir les actions de jambes dont la fonction propulsive en brasse et caractérise ce mode de nage. La brasse une nage de jambes !
raymond