De l’IMAGE au FONCTIONNEMENT
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De l’IMAGE au FONCTIONNEMENT
Si vous voulez rester cantonné dans la pédagogie traditionnelle suivez les conseils de Giuseppe. Ne regardez que nos nageurs actuels !
Certes et de tous temps les nageurs ont fait évoluer la technique à la recherche d’un meilleur rendement.
Mais si vous désirez comprendre le fonctionnement du nageur il vous faudra repérer l’évolution historique et mettre en relations les particularités et parfois singularités des mouvements et de leur fonction (ce à quoi elles servent) dans l’activité locomotrice. (Fusion d’actions élémentaires en « action de niveau supérieur »). (Cf. : « Les praxies chez l’enfant » de Jean Piaget
Comprendre le fonctionnement c’est accéder à ce qui n’est pas immédiatement visible.
« Les mouvements ne sont que les aspects visibles des actions » (Henry Wallon)
Faute d’être en capacité de les interpréter (attribuer leur originalité à l’effet repérable dans les modifications qu’elles impliquent dans l’action) les images des mouvements deviendront ce qu’il faut reproduire. (Pédagogie traditionnelle).
Pour pouvoir exploiter des images le choix du référentiel est fondamental.
Dans l’image de la devinette, en référentiel exo centré, l’écartement maximal de l’axe du corps de la main (vu de face) correspond au point profond (vu de profil).
L’interprétation est guidée par la compréhension que l’on a de la nécessaire coordination des fonctions de direction, d’immersion, d’alignement, d’horizontalité et de propulsion du corps sur son axe de déplacement.
Ce dernier point correspond à ce que nous appelons notre « modèle théorique de fonctionnement », fruit de la théorisation des pratiques.
Selon vous, quelles fonctions se trouvent impliquées dans l’originalité de cette image ?
raymond
mai 2018

Jean Piaget: Les Praxies chez l'enfant
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Jean Piaget: Les Praxies chez l'enfant
revue de Neurologie 1960
"DOCUMENT DE TRAVAIL INTERNE"
Quelques extraits :
Les lignes qui suivent constituent le résumé non pas d'un rapport mais d'une simple conférence, la différence étant qu'un rapport recouvre, l'ensemble d'un sujet en utilisant et discutant la totalité des travaux parus dans le domaine considéré, tandis qu'une conférence se borne à développer les idées de l'auteur en se fondant sur ses propres résultats. Ceci n'est point une excuse du caractère limitatif de cet exposé ( mais une simple explication ).
Les praxies ou actions ne sont pas des mouvements quelconques mais des systèmes de mouvements coordonnés en fonction d'un résultat ou d'une intention. Par exemple le déplacement du bras qui intervient dans l'acte de mettre ou d'enlever son chapeau n'est pas une praxie. Celle-ci constituant l'action en sa totalité et non pas un mouvement partiel intérieur à cette action. Les praxies sont, d'autre part, acquises, par opposition aux coordinations réflexes, cette acquisition pouvant relever de l'expérience du sujet, de l'éducation au sens large (consignes, exemples, etc.mais aussi éventuellement de processus internes d'équilibration qui traduisent une régulation ou une stabilisation acquises des coordinations.
Ainsi caractérisées, les praxies comportent deux formes possibles de coordinations, la première étant constamment à l'œuvre et la seconde pouvant s'y superposer ou en dériver. Nous appellerons la première coordination interne: c'est celle qui réunit plusieurs mouvements partiels en un acte total, que certains de ces mouvements partiels aient existé au préalable à l'état isolé (ce qui n'est pas la règle mais peut s’observer, ou qu'ils se soient d'emblée coordonnés, ou encore qu’ils résultent d'une différenciation progressive au cours de coordinations graduelles). Nous appellerons coordinations externes les coordinations de deux ou plusieurs praxies en une nouvelle praxie totale d'ordre supérieur, les premières restant susceptibles de fonctionner à l'état séparé.
DIDACTIQUE DE LA NATATION - Présentation et introduction à la projection du film DIGNE DINGUE d’EAU par Robert MERAND
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DIDACTIQUE DE LA NATATION
Présentation et introduction à la projection du film DIGNE DINGUE d’EAU
Didactique de la natation en milieu scolaire
Par Robert MERAND
aux Journées Debeyre - BETHUNE octobre 1980
À l'occasion de la publication intégrale sur le site du film Digne Dingue D’Eau, nous avons le plaisir de vous proposer le texte d’introduction réalisé en 1980 par un géant de l’éducation physique et sportive et de la culture du sport, un monument de la culture tout court : Robert MERAND.
L’Ostacolo - l’istruttore e la sua “cassetta degli attrezzi”
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L’Ostacolo
l’istruttore e la sua “cassetta degli attrezzi”
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Prodotta dal pensiero razionale e in relazione a ciò che è reale, la pedagogia dell'azione è talmente più efficace della pedagogia tradizionale che attrae irresistibilmente chi ne beneficia o ne è testimone. Ma per entrare nella sua dimensione e praticarla non basta dirlo! Sono necessarie la presenza delle sue condizioni, il rispetto delle sue regole.
I nostri amici istruttori e allenatori, dopo un certo periodo di tentativi nei loro corsi, mi chiamano e mi dicono gentilmente "abbiamo bisogno di te!", sollecitando implicitamente il mio aiuto.
Qualcosa sembra sfuggirgli.
Per dotare un istruttore della "sua cassetta degli attrezzi" si devono affrontare due ambiti:
- quello dei contenuti da insegnare (quale compito corrisponde al possibile problema ed è necessario per far scattare un progresso?)
- quello dell'animazione (per proporre al gruppo il buon compito al momento giusto e nel posto giusto).
Costruire la propria cassetta degli attrezzi e saper leggere il nuotatore richiede riflessione, tempo e pratica.
Questo è l'oggetto della formazione pedagogica.
Per andare all'essenziale, diventa imprescindibile fare ricorso alla didattica della disciplina. I contenuti sono organizzati secondo passaggi obbligatori in modo da mettere al servizio dell'allievo ciò che la pratica, storicamente costituita, ha prodotto di più efficace, evitando così di procedere a tastoni e di perdere tempo in vie senza uscita.
Altrettanto determinanti sono le regole del pensiero razionale, la prima delle quali, proposta da Aurélien Fabre, è troppo spesso dimenticata o assente: "Una definizione esatta e completa dell'oggetto!". Nel caso della nostra disciplina, il nuoto.
Tuttavia, in diverse occasioni, a Narbonne e Dinard, dal mio primo contatto con gli istruttori in formazione e i loro docenti, ho chiesto di formulare anonimamente la definizione di nuoto. C'era una tale diversità di risposte, solo 2 erano accettabili e soddisfacevano i requisiti proposti da Aurélien Fabre, che la confusione era evidente.
Per ognuno, la definizione che si dà della materia "nuoto" corrisponde alle sue rappresentazioni; e ogni volta che agisce con i suoi allievi sono queste rappresentazioni che si sostituiscono alla realtà. Avrà allievi "immaginari" in una situazione illusoria.
Come stupirsi allora se gli istruttori fanno ricorso a reminiscenze, improvvisazioni, ricette, folclore pedagogico, di cui siamo testimoni impotenti.
La definizione che può essere utilizzata: "attività locomotoria umana in acqua alta che esclude l'uso di ogni accessorio". Ciò implica la comprensione di ciascuno dei termini usati, che a loro volta devono essere definiti in modo tale che sia possibile andare oltre l'ambito dei movimenti per affrontare in modo complementare l'altro "oggetto", vale a dire, il nuotatore.
Siamo curiosi di sapere dai nostri amici allenatori o istruttori su cosa è basata la loro pratica. A quali conoscenze iniziali fanno riferimento?
raymond
L’OBSTACLE ou... du stagiaire et de « sa boite à outils »
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L’OBSTACLE
ou du stagiaire et de « sa boite à outils »
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Produit par la pensée rationnelle et s’approchant du réel, la pédagogie de l’action atteint une efficacité tellement supérieure à celle de la pédagogie traditionnelle qu’elle attire irrésistiblement ceux qui en bénéficient ou en sont les témoins. Mais une entrée dans son univers et sa pratique ne se décrète pas ! Elle suppose la présence de ses conditions, le respect de ses règles.
Nos amis formateurs, après un certain temps de mise en œuvre de leurs cours m’interpellent et me disent aimablement « on a besoin de toi ! » sollicitant ainsi implicitement mon aide.
Quelque chose semble leur échapper.
Il est vrai que pour armer un stagiaire de « sa boite à outils » deux domaines sont à aborder :
- celui des contenus à enseigner ( quelle tâche correspondant au problème possible et nécessaire pour déclencher un progrès ?)
- celui de l’animation (proposer au groupe la bonne tâche au bon moment et au bon endroit.)
Construire sa boite à outils et situer le nageur exigent de la réflexion, du temps et de la pratique.
C’est l’objet de la formation pédagogique.
Pour aller à l’essentiel, un recours à la didactique de la discipline devient incontournable. Il nous situe les passages obligés des contenus pour mettre au service du débutant ce que la pratique, historiquement constituée, a produit de plus efficace, évitant ainsi tâtonnements et engagement dans des voies sans issues.
Tout aussi déterminantes apparaissent les règles de la pensée rationnelle dont la première de celles proposées par Aurélien Fabre est trop souvent oubliée ou absente.
« Une définition exacte et complète de l’objet ! ». En l’occurrence de la discipline : ici la natation.
Or, à plusieurs reprises, à Narbonne et à Dinard, dès mon premier contact avec les stagiaires et leur encadrement, il m’est arrivé de demander de formuler anonymement la définition de la natation. Il y avait une telle diversité des réponses dont seules 2 étaient acceptables qui correspondaient aux exigences d’Aurélien Fabre, que la confusion était évidente.
Pour chacun la définition qu’il se donne de l’objet natation correspond à ses représentations ; et chaque fois qu’il agira avec ses élèves ce sont ces représentations qui viendront se substituer à la réalité. Il aura des élèves « imaginaires » en situation illusoire.
Comment dès lors s’étonner, de la part des élèves, du recours à des réminiscences, à des improvisations, à des recettes, au folklore pédagogique, dont nous sommes les témoins impuissants.
La définition : « activité locomotrice humaine en eau profonde, excluant l’usage de tout accessoires » pourrait être retenue. Cela implique une compréhension de chacun des termes également à définir pour qu’une chance soit donnée de dépasser le domaine des mouvements et aborder complémentairement l’autre « objet », à savoir : le nageur.
Nous sommes curieux de savoir, chez nos amis entraineurs ou MNS, sur quoi se fonde leur pratique. A quelle(s) connaissance(s) initiale(s) ont-ils recours ?
raymond
VITESSE, AMPLITUDE, FREQUENCE : SCIENCE ET IDEOLOGIE
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VITESSE, AMPLITUDE, FREQUENCE : SCIENCE ET IDEOLOGIE
Zlatnik-Sorge K. (academie de Creteil),
Albertini C. (academie de Corse)
INTRODUCTION
Cette étude a pour objectif d'émettre des hypothèses de travail afin de permettre a tous les élèves d'une classe de nager plus vite. A partir de la proposition d'un outil diagnostic, 1'enjeu sera de déterminer la stratégie la plus pertinente, en terme d'augmentation de 1'amplitude ou de la fréquence de nage, pour élever la vitesse de chaque élève (Zlatnik-Sorge & Albertini, 2014).
La fréquence nous semble trop souvent délaissée alors que pour nager plus vite, à courte échéance, la solution première consiste à élever cette fréquences de nage (Pelayo & Rozier, 1998).
Notre hypothèse est que, dans le cadre de la natation de vitesse, un travail sur 1'augmentation de la fréquence de nage permettrait a un certain nombre d'élèves de gagner en vitesse.
METHODE
L'étude porte principalement sur 248 élèves de sixième (128 garçons et 120 filles) évalués dans le cadre de la compétence de niveau 1 du « nager vite » au collège. Les données recueillies sont le temps sur 25m et le nombre de coup de bras effectues sur 20 mètres (a partir de la zone des 5m) afin d'éviter «1'effet départ». Ces données, converties en vitesse (m.sec"1) et en amplitude (m.cycle!) permettent de situer chaque élève dans une cible indiquant leur indice de nage.
L'outil diagnostic et évaluatif (figure 1) fait apparaitre le thème de travail prioritaire pour chacun (amplitude ou fréquence) selon la position dans la cible, ainsi que les zones d'acquisition de la compétence du nager vite (Nl non acquis, en cours d'acquisition et acquis).
RESULTATS
Pour 18,1% des élèves testés (18,8% des garçons et 17,5 des filles), la thématique de travail prioritaire a court terme serait 1'augmentation de la fréquence de nage. (voir figure 1)
DISCUSSION
18,1% des élèves testés, a proportion équivalente de filles et de garçons, réalisent peu de mouvements de bras (moins de 26 cycles par minute). Le travail sur 1'augmentation de la fréquence concerne environ 1 élève sur 5, soit 5 ou 6 élèves par classe. II nous semble alors important de pouvoir identifier ces élèves afin de leur proposer des pistes de travail adaptées a leur profil: 1'enseignant peut ainsi agir sur 1'aménagement des conditions d'enseignement, les représentations mentales ou la structure même de la nage pour favoriser un gain en fréquence. Pour les autres élèves, un travail sur 1'amélioration de 1'amplitude de nage reste cohérent.
REFERENCES
Pelayo P., Rozier D. (1998) revue EPS N°273;
Zlatnik-Sorge K., Albertini C. (2014) revue EPS N°360.
REACTIONS :
La notion « d’amplitude » mériterait d’être définie.
Pour l’enseignant s’agit-il de mettre en œuvre une stratégie permettant au nageur de cerner et de pulser de grandes masses d’eau vers l’arrière en utilisant une force d’intensité croissante ou s’agit-il de faire de grands mouvements de bras ?
De toute évidence les auteurs de cet article ainsi que les enseignants qui ont conduit l’expérience se sont centrés sur des mouvements amples (à reproduire) plutôt que sur une série de transformations qui permettraient de passer d’un fonctionnement spontané, qui consiste à tourner les bras toujours plus vite pour nager plus vite, à un fonctionnement de haut niveau (qui consisterait à pulser vers l’arrière de grande masse d’eau avec une force d’intensité croissante).
Cloisonnés dans le domaine bio énergétique de l’activité physique, la très grosse majorité des enseignants en natation ignore la dimension informationnelle qui en est inséparable.
De ce fait, ils négligent de faire appel à l’activité perceptive indispensable à la construction de représentations de l’espace du sujet et de l’espace d’action sans lesquelles « il n’y a pas d’adaptation possible aux objets et aux buts de l’activité ».
Structurer l’espace du sujet se réalise selon un plan « proximo-distal » et implique de faire parcourir aux membres supérieurs les plans horizontal (surface de l’eau), sagittal vertical et frontal le plus lentement possible pour solliciter la fonction posturale.
Cette étape de la constitution d’un schéma-corporel du nageur venant s’ajouter au schéma terrien se révèle indispensable pour envisager l’exploitation des informations sensitivo-sensorielles dans l’élaboration de l’amplitude gestuelle volontaire.
Dès lors, aucune transformation ne pouvant être obtenue par les enseignants qui ont conduit l’expérimentation, il est évident que leurs élèves qui n’ont rien appris utilisent toujours les mêmes solutions spontanées pour nager plus vite : ils ne sont en mesure, pour nager plus vite, que de valoriser une fréquence de bras plus élevée !
L’expérience démontre à la fois l’incompétence des enseignants à obtenir de leurs élèves des transformations motrices significatives leurs permettant de nager toujours plus vite, mais aussi que la pédagogie traditionnelle (du mouvement) influence la représentation que se font les chercheurs qui ont réalisés cet article de la locomotion du nageur !
Ce dernier constat doit nous conduire à rester vigilant face à de tels articles à caractère dit scientifique.
Marc BEGOTTI – Raymond CATTEAU
Coordination et vitesse
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Coordination et vitesse
Re bonjour,
Je fais suite à notre dernière discussion concernant l'utilisation du pull buoy.
Sur ce sujet, je partage entièrement vos propos même si j’ai été longtemps entrainé avec ce matériel. Je vois beaucoup d’entraineurs qui l’utilisent à toutes les sauces, à l’échauffement, sur des séries longues ou sur de la récupération active. Quel est l’intérêt ? Quand je le leur demande, ils me répondent « travail en train séparé » ou alors pour « la synchronisation des bras ». La plupart du temps quand je vois des nageurs utiliser ce matériel, ils font tout de même un léger battement donc complètement inutile et une perte de temps considérable.
Est-ce judicieux de faire la comparaison avec les coureurs à pieds qui, s’ils étaient dans la même situation qu’un nageur en pull buoy, se mettraient à courir avec les bras collés au corps ? (équilibrateurs dans cette situation)
Complètement absurde vous en convenez et du jamais vu.
De plus, j’ai une autre question. Le travail de jambes seules a-t-il un sens lors d’un entrainement, à tout âge ?
Peut-il avoir un objectif pour développer le système cardio et/ou musculaire ?
Pour ma part je pense de plus en plus qu’il s’agit d’une perte de temps considérable sachant que les jambes ont une fonction équilibratrice (sauf en brasse) et qu’elles sont subordonnées et dépendantes des membres supérieurs.
Merci pour votre réponse.
Cordialement.
FC entraineur
Cher Collègue,
Je vous remercie de prolonger l’échange, ce qui en dehors des arguments réfutés, interroge sur au moins deux aspects de la préparation à l’activité performante.
Quand on évoque la coordination (en l’occurrence celle des membres supérieurs) on doit se référer au domaine neuro physiologique. Les connaissances en la matière ne sont pas familières à la grosse majorité des entraineurs et il convient donc d’interroger les savants qui ont étudié ce domaine.
Une observation plus fine de l’activité des nageurs montre que ce qu’il convient d’appeler « coordination » : les relations spatiotemporelles de l’entrée en jeu des trains l’un par rapport à l’autre ou des membres d’un même train ne sont pas fixes.
Elles varient essentiellement en fonction de la vitesse de déplacement. Voir par exemple le passage du pas au trot, du trot au galop chez l’animal.
On peut dire que la coordination est subordonnée à la vitesse et non l’inverse.
Tenter de modifier ou d’imposer la coordination indépendamment de la vitesse est une absurdité.
L’argument physiologique le confirme en nous apprenant que les coordinations dépendent du cervelet et que celui-ci ne donne pas d’image consciente. Ce que déclenche le cervelet échappe donc à la volonté (celle du nageur ou celle de l’entraineur) !
L’autre argument du développement cardio pulmonaire lié à un travail consommant beaucoup d’énergie (celui des membres inférieurs) ne peut a priori être rejeté. Mais il convient aussi de prendre en compte le temps consacré au détriment de celui, de la nage ou des nages. On ne peut pas à la fois se plaindre de disposer de peu de temps de piscine et le gaspiller lorsqu’on sait que le même effet peut être obtenu par le footing se déroulant à l’extérieur dans un espace préférable à l’atmosphère de la piscine.
Ces considérations nous montrent combien il est important de confronter nos pratiques à leurs fondements. Combien la référence à l’esprit rationnel est assez peu partagée dans le monde de la natation et celui des entraîneurs.
Cordialement
raymond
- DEVENIR MEILLEUR NAGEUR A L'ECOLE
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