Filmographie
Filmographie
Digne Dingue D’Eau
- Détails
- Catégorie parente: Références
- Catégorie : Filmographie
- Créé le mercredi 1 juin 2011 08:23
- Mis à jour le samedi 11 février 2012 17:21
- Publié le mercredi 1 juin 2011 08:23
- Écrit par Raymond Catteau
Digne Dingue D’Eau
Il s’agit d’un film 16 mm. couleur tourné en 1977 et désormais disponible en qualité numérique sous forme d’un DVD, lequel comporte également une production plus récente « Apprendre et nager autrement » filmé en 1999 à Megève.
En 1977 conjointement, le Ministère de l’Education et celui de la Jeunesse des Sports et des loisirs, publiaient des « textes réglementaires » pour l’éducation physique et sportive et la natation à l’école élémentaire. Ce document a été diffusé dans toutes les écoles du pays.
Il contenait pour la première fois une proposition de contenu pour l’enseignement de la natation sous la forme de 17 repères.
Ecrits dans le jargon des enseignants d’EPS ces textes perdaient toute lisibilité pour les enseignants de l’Ecole élémentaire sollicités pour conserver la responsabilité pédagogique de leur classe en piscine.
L’idée de rendre explicites les propositions pédagogiques au moyen d’un film fut confiée à la commission d’Etudes et de formation des cadres de la Fédération française de Natation dont je faisais partie.
Pour des raisons de luminosité facilitant les prises de vues, la piscine de la ville de Manosque fut pressentie et 3 collègues professeurs d’EPS désignés pour mettre en œuvre le projet.
Très peu de temps avant la période retenue nous apprîmes que la piscine envisagée ne serait pas disponible. A la hâte un autre lieu fut proposé : la piscine de DIGNE les BAINS.
En outre mes 2 collègues se trouvèrent indisponibles. Se présente le dilemme : faut-il assumer seul la responsabilité de conduire ce projet ?
L’enjeu demeurait important : réaliser une expérience originale.
Du 9 au 18 juin 1977, toute une classe (31 élèves) d’un Cours Elémentaire (17 filles et 14 garçons) est amenée, à raison de 2 séances journalières, à vivre un enseignement de la natation. Les séances ont lieu le matin de 9 à 10 heures et l’après-midi de 15 à 16 heures.
L’assiduité complète ne sera respectée que par 8 enfants.
|
FOIS : |
16 |
15 |
14 |
13 |
11 |
10 |
08 |
06 |
04 |
|
NOMBRE : |
8 |
8 |
5 |
2 |
4 |
1 |
1 |
1 |
1 |
Par chance, un premier projet prévoyant un tournage « classique » dans lequel les enfants auraient « rejoué » les séquences que le maître aurait estimées « intéressantes » ne vit pas le jour et le second projet fut confié à l’équipe cinéma de l’I.N.S.E.P. qui proposa une autre stratégie : « on filmera tout sur le vif, sans préjuger de ce qui se passera ni de ce qu’il « faudrait faire voir ». Simultanément 3 caméras furent mobilisées dont une sous la surface, une autre pour les plans généraux et la dernière pour les « gros plans ».
Un impératif m’attendait au montage : nous avions des kilomètres de pellicule mais le film ne devait durer qu’une demi-heure. (L’expérience ayant prouvé qu’au-delà l’attention du spectateur se dissipait). Certains choix furent difficiles.
Les vues sous-marines me firent découvrir tout un monde qui m’avait complètement échappé pendant l’animation des séances. Elles mettaient l’accent sur le processus d’apprentissage.
Le choix des séquences devait rendre compte en une demi-heure de ce qui avait duré environ 15 heures.
L’originalité de la démarche réside le choix stratégique de la grande profondeur à laquelle toute la classe, dans sa grande diversité, sera confrontée. En outre, elle exclut dès le départ l’utilisation d’accessoires de flottaison pour permettre à chacun, de vivre une relation authentique avec l’eau. L’enseignant se refuse de constituer des « sous-groupes » et conserve l’ensemble de la classe en prenant appui sur sa « dynamique de groupe ».
La charge affective, par le biais de « l’émotion qui soude l’enfant à son entourage » se trouve élevée jusqu’à ses limites pour beaucoup.
La situation devient épreuve et chacun poursuit l’exploit, accepte ce qui dans son esprit est encore risque. Mais chaque action réussie fait du « banal » un triomphe apprécié et permet d’accéder au merveilleux, à la conquête quasi immédiate de disponibilités nouvelles.
Le rôle du groupe se révèle décisif. Le maître en fait partie avec un statut et un rôle particuliers.
L’objectif est le même pour tous mais les situations pédagogiques mettent en évidence des niveaux d’action différents.
Le groupe constitue une structure de fonctionnement qui s’auto régule par la détermination d’objectifs, la répartition des rôles et le choix des moyens.
Didactique
Le traitement du CONTENU pour le rendre assimilable par tous fait apparaître des « passages obligés » parce que les transformations obéissent à des déterminismes.
Chaque passage correspond à une transformation nécessaire et suppose un cheminement dont le maître tient compte pour proposer les situations pédagogiques.
Une chronologie des étapes s’oriente vers les formes les plus élaborées de la natation.
La didactique prend appui sur un modèle théorique (représentation simplifiée du fonctionnement du nageur et des processus de sa construction).
Les situations pédagogiques partent du postulat que les progrès sont nécessaires dès lors que le sujet entre dans l’action et qu’il n’y a pas d’enfants qui ne veuillent progresser, s’enrichir de capacités nouvelles, s’épanouir.
Par contre, les enfants qui momentanément ne peuvent pas, nous les rencontrons avec une fréquence notable et à leur intention devons poser les problèmes à résoudre à leur portée.
Au niveau du groupe, deux facteurs vont jouer :
-
accepter toutes les solutions à un problème posé pour permettre à chacun d’être soi
-
rechercher ensemble les solutions jugées préférables par tous pour faciliter l’intégration.
La diffusion de ce film a suscité des débats passionnés et même des rejets.
Une littérature assez conséquente y fait référence.
La portée du film dépasse nos frontières
En 1980, le Ministère de l’Education du Gouvernement du Québec en achète les droits pour aider à l’implantation d’un nouveau programme d’éducation physique scolaire lancé en 1981.
Un guide d’utilisation du film est alors produit en 1982 réalisé par Y. Genet et J.C. Moreau.
La trame sonore y est présentée et illustrée pour aider à une analyse séquentielle di film.
Depuis, cette trame sonore a été traduite en plusieurs langues et vous est accessible ici: français, italien, anglais, allemand, russe
L’ INSEP vient de réaliser une version numérique de ce film que vous pouvez vous procurer (cliquez ici).
Il dépendra de l’intérêt manifesté des spectateurs lecteurs pour que nous enrichissions ou abandonnions cette rubrique
Bien que tourné en 1977, ce film reste d’actualité pédagogique et constitue un progrès qualitatif par rapport aux pratiques traditionnelles encore majoritaires de nos jours dans la majorité des pays.
Il est évident que si une telle expérience était renouvelée, les progrès pédagogiques et particulièrement le recours au modèle théorique actuel (de 1992) entraîneraient un singulier dépassement de Digne Dingue d’Eau.
raymond
Apprendre et Nager Autrement
- Détails
- Catégorie parente: Références
- Catégorie : Filmographie
- Créé le dimanche 29 mai 2011 00:00
- Mis à jour le jeudi 9 février 2012 10:01
- Publié le dimanche 29 mai 2011 00:00
- Écrit par Administrator
Apprendre et Nager Autrement
« Apprendre et nager autrement » filmé par Philippe Dumoulin (CTN-FFN) et réalisé par Frédéric Frontier (UFAVI-INSEP) évoque le déroulement du stage et l’histoire de la rencontre entre deux grands spécialistes au service de jeunes nageuses. L’un entraîneur, l’autre pédagogue, ils collaborent à la proposition d’une approche favorisant le développement de compétences et de capacités auprès de jeunes nageurs investis dans l’aventure d’une pratique vers un haut niveau de performance.
En octobre 97 lors d’un échange sur l’avenir du sprint féminin avec Claude Fauquet, à l’époque directeur des équipes de France, nous imaginons proposer un stage d’entraînement support à l’expérimentation d’une démarche se voulant cohérente avec une pratique de la natation vers le haut niveau de performance. Parallèlement, nous envisageons filmer le déroulement du stage avec l’intention d’exploiter les séquences vidéo lors de futures formations d’entraîneurs.
Un stage d’une semaine est ainsi organisé en février 1999) à Megève pour seize benjamines d’Ile de France de niveau départemental ou régional. Elles ont été sélectionnées sur la base de deux critères : la performance chronométrique en sprint et la vélocité gestuelle (être capable de nager 25m le plus vite possible avec des cadences de bras égales ou supérieures à 55).
Dans le cadre d’une pratique de l’entraînement avec des jeunes l’objetif du stage était de travailler sur une cohérence entre les propositions de développement et les attentes au haut niveau. Il a été demandé à Marc Begotti, alors entraîneur national, et à Raymond Catteau, fort de son expérience avec la conception de « Digne dingue d’eau » et de ses compétences dans le domaine de la pédagogie et de l’enseignement de la natation, d’encadrer l’équipe constituée. Marc Begotti largement influencé par les travaux de Raymond Catteau en a intégré l’essence pour entraîner à un haut niveau de performance des nageurs tels que Catherine Plewinski et Franck Esposito. Ainsi, il s’agissait d’expérimenter le concept didactique de « construction du corps du nageur » : flottant, projectile et propulseur que Raymond Catteau avait défini depuis une demi-douzaine d’années comme un nouveau support d’enseignement à l’organisation des actions de nage efficientes.
Enfin, les entraîneurs de club des nageuses ont été invités à participer aux dernières séances d’entraînement et à une série d’échanges à propos de la démarche expérimentée.
JMM
ST. M. Baquet 1979 : à propos de la projection de Digne Dingue D'Eau
- Détails
- Catégorie parente: Références
- Catégorie : Filmographie
- Créé le mercredi 25 mai 2011 22:44
- Mis à jour le vendredi 10 février 2012 10:01
- Publié le mercredi 25 mai 2011 22:44
- Écrit par Administrator
ST. M. BAQUET 1979: A PROPOS DE LA PROJECTION DE DIGNE DINGUE D'EAU
Texte rédigé par Robert Mérand, suite à la projection du film et aux premiers échanges qui se sont exprimés, le vendredi 6 juillet 1979.
Digne Dingue D'Eau : trascrizione audio
- Détails
- Catégorie parente: Références
- Catégorie : Filmographie
- Créé le jeudi 26 mai 2011 00:00
- Mis à jour le lundi 24 décembre 2012 11:45
- Publié le jeudi 26 mai 2011 00:00
- Écrit par Administrator
Digne Dingue D'Eau : trascrizione audio
L’acqua che zampilla dalle sorgenti, l’acqua che scorre nei torrenti e nei fiumi, l’acqua in movimento incessante dei mari e degli oceani, l’acqua fonte di vita ha sempre e dovunque attirato l’uomo. Sia che egli si limiti a fare il bagno o che si metta nuotare, l’uomo affronta questo ambiente con un comportamento terrestre, conservando delle relazioni fisiche con il mondo solido.
Dal 9 al 18 giugno, con due lezioni al giorno di un’ora ciascuna, 30 bambini della scuola elementare di madame Raynaud, di cui solo 5 erano in grado di nuotare qualche metro, si trovano alle prese con un nuovo modo di insegnare a nuotare.
Fin dall’inizio lavoriamo in acqua alta, il compito è semplice: si scende da una estremità della vasca per risalire dall’altra. Alcuni bambini cominciano a spostarsi subito.
La totale novità della situazione fa sì che Christelle sia incapace di entrare in attività. Con l’aiuto delle ginocchia e delle dita dei piedi, essa si informa della continuità e dell’omogeneità dello spazio nel quale entra, per poterlo costruire sensorialmente. Gli avambracci sono utilizzati per impedire la caduta e non per avanzare.
Pierre non riesce ad abbandonare la scala per passare dall’appoggio de piedi su un gradino alla sospensione al bordo della vasca. Nessun incoraggiamento riuscirà a convincerlo a seguire i suoi compagni. D’accordo con lui, lo caliamo lentamente in acqua a poca distanza dalla scaletta che lui si affretta a riguadagnare. Qui arrivato, per due volte, valuta con lo sguardo lo spazio percorso, cosa che non poteva fare mentre era in azione. Ancor più di Christelle, Pierre si sposta in appoggio sugli avambracci. Due ripetizioni del percorso lo hanno reso capace di spostarsi. Il corpo è attaccato al muro dalle ascelle ai piedi, in tal modo si informa con il tatto delle caratteristiche dello spazio che percorre e del suo corpo.
Per guadagnare tempo prezioso, i bambini sono invitati a scendere in acqua senza utilizzare la scaletta. Ognuno è lasciato libero di scegliere il suo modo di scendere. Questa situazione nuova ha bisogno di qualche prova a tentoni.
Oggi il sole resta nascosto ma , a parte qualche freddoloso, tutta la classe è in acqua… I bambini hanno deciso di fare il giro del bordo della vasca. Pierre e Christelle colmano a poco a poco il loro ritardo. Perché le due metà della classe possano incrociarsi, ciascuno si organizza in rapporto allo spazio e ai propri compagni. Al secondo passaggio, i bambini si sono dati delle regole e gli ingorghi sono evitati… e le gambe entrano in azione, attivamente. Grazie alla mobilizzazione delle gambe, il corpo si allontana sempre di più dal muro.
Inseguito da Bruno, Pierre si tira con le braccia e , per non perdere l’equilibrio, per conservare la verticalità del corpo, utilizza lo schema della corsa. Tutti i modi nuovi di spostarsi sono incoraggiati. La maggior ampiezza dei movimenti è sempre un criterio di progresso. Possiamo per esempio incrociare le prese delle mani… e giocare a mosca cieca. Oppure possiamo spostarci schiena al muro, anche a rischio di trovarci in una situazione poco piacevole.
Per esercitarsi Pierre ha scelto un angolo della vasca. Alternando faccia e schiena al muro, ci si sposta allontanandosi dal mondo solido e liberandosi progressivamente degli appoggi Altra difficoltà: riconoscere al tatto il compagno che si incrocia, semplice gioco in cui la sparizione del ruolo organizzatore della vista prepara all’immersione.
Il passaggio alla pertica alta allontana inevitabilmente il bambino dal muro, pur mantenendo in equilibrio verticale il suo corpo. La pertica a fior d’acqua crea invece una situazione nuova e impone ad ognuno una alternanza dei ruoli: tenere ferma la pertica, spostarsi, tenere l’altra estremità . La coesione del gruppo si trova rinforzata. Attraverso la loro azione intensa, le gambe assicureranno un nuovo equilibrio al corpo, l’ avanzamento è dato dal solo spostamento delle braccia.
Il passaggio alla corsia galleggiante, che oscilla ed affonda, rinforza la differenziazione delle funzioni, quella delle gambe, equilibratrice, e l’altra delle braccia, motrice, e la loro coordinazione.
(Musica )
Prendiamoci una pausa: un po’ di gioco permette ad ognuno di fare l’inventario delle proprie capacità attuali e al maestro di gustare il piacere di stare in acqua!
Per diventare nuotatori, è indispensabile sapersi immergersi completamente… con la pertica, con la corsia, vicino al muro, tutto è un pretesto per l’immersione. Una volta acquisita questa capacità di immergersi totalmente, possiamo proporre ai bambini un nuovo obiettivo: quello di entrare in contatto con il fondo della piscina. Pedagogicamente, il compagno prolunga il mondo solido e diventa colui grazie al quale l’obiettivo è raggiunto. Psicologicamente, è una tappa importante: la profondità dell’acqua diventa un dato concreto e lo spazio appare unito, limitato.
Dopo aver toccato il fondo in tutti i modi possibili, progressivamente si risale senza alcun aiuto. Per potersi abbandonare completamene all’azione dell’acqua, bisogna vivere ogni sorta di caduta e, grazie all’esperienza fatta, sapere finalmente che in acqua non si cade fino a raggiungere l’orizzontale. Se si accetta di restare perfettamente piatti, si galleggia fino a quando si vuole.
Un altro gradino della progressione sarà raggiunto quando il bambino avrà una nozione esatta della sua orientazione in acqua. Il fondo della piscina servirà come punto di riferimento. Appoggiare simultaneamente la fronte e il naso su un gradino informa sulla orizzontalità della testa. Appoggiare sul fondo il naso, il petto e i gomiti indica che il corpo è orizzontale. Con l’aiuto di un compagno, si arriva a farlo. Appoggiando sul fondo la nuca e la schiena, l’informazione si completa e si precisa.
Vivere in acqua alta l’esperienza che consiste nel non fare niente in acqua costituisce una nuova tappa. Il passaggio dal dorso al petto e viceversa, rappresenta nuove capacità di scegliere il proprio equilibrio. Sapere che l’acqua sostiene consente nuovi modi di entrarvi.
Nelle situazioni di salto, la postura che si dovrà avere all’ingresso in acqua va presa a terra e mantenuta in aria. Si tratta di una vera e propria anticipazione posturale. L’assenza di deformazione del corpo durante e dopo il salto è un indice di riuscita.
(Musica)
Tutti i modi di entrare in acqua saranno cercati, e in particolare quelli che escludono la visione diretta del punto di entrata.
(Musica)
Mentre in precedenza si entrava in acqua restando verticali, adesso si tratta di penetrarvi con una rotazione senza che intervengano le reazioni di raddrizzamento durante e subito dopo la caduta. Fino ad ora, la soluzione respiratoria spontanea che prevale è l’apnea. Per passare questo stadio, dobbiamo trovare una successione di soluzioni più adatte, che sono la condizione per progressi motori futuri.
Dapprima vi è la capacità di spalancare la bocca quando la testa si trova sott’acqua… che prova, se ve ne era bisogno, che l’acqua non entra in bocca! Quindi dobbiamo utilizzare tutte le vie possibili per soffiare l’aria. Poi associamo l’espirazione continua a forme diverse di spostamento con l’aiuto delle gambe o delle braccia, testa completamente immersa. Affinché le braccia siano sempre meglio orientate nello spazio, la successione di contatti delle dita con il fondo della vasca fornisce dei punti di riferimento preziosi. Alla preoccupazione degli scambi respiratori si aggiunge la paziente ricerca dell’organizzazione spazio temporale dei gesti del nuotatore. Una cadenza lenta, anche molto lenta, costituisce un obiettivo quasi costante; ma a questo stadio, respirazione e movimenti sono ancora alternati: o si nuota senza respirare o si cessa di nuotare per respirare.
(Dialogo tra insegnante ed allievi: «quanti movimenti Marie-Claude? …12 … e David? 15 movimenti»)
Bisogna sforzarsi di mantenere fermo il tronco per ottenere una maggior precisione dell’azione degli arti. Il contatto delle mani tra loro davanti, e il loro contatto dietro con le cosce, permettono di organizzare meglio lo spazio e di meglio percepire il proprio corpo.
I progressi futuri nel modo di nuotare di questi bambini dipenderanno da una respirazione che va meglio integrata nella nuotata. La costruzione dello stile sul dorso non sfugge a queste stesse regole. La soluzione respiratoria di blocco limita in particolare la distanza che si riesce a percorrere. L’apertura della bocca, l’espirazione completa, continua o modulata associata alla regolarità all’ampiezza , alla simmetria dei movimenti permetteranno grandi progressi. Nelle prime forme di tuffo di partenza, l’accettazione dello squilibrio sembra ben acquisita ma resta da risolvere il problema della spinta completa e più intensa. Quando la respirazione sarà subordinata all’azione delle braccia, potremo percorrere delle distanze più lunghe.
Questa esperienza condotta con una classe presa a caso di bambini di età dagli otto ai nove anni era limitata a quindici lezioni. Le immagini mostrano il livello raggiunto: tutte le nuotate sembrano ormai alla portata di questi bambini…
Intervento di una maestra: «Quando si tenta una esperienza pedagogica di questo genere con bambini che hanno problemi, si vuol vedere il risultato, e questo vi è stato, altro che vi è stato, è stato entusiasmante!»
Come avete visto, i problemi posti comportano una diversità di risposte. Un gesto non è mai dimostrato. Certo i bambini imitano, ma noi valorizziamo dapprima le loro scoperte. I modi di fare sono confrontati, sperimentati da tutti, e quelli definiti migliori adottati dal gruppo..
Nei suoi interventi il maestro resta prudente, perché sa prima di tutto che senza una quantità sufficiente di azione non si riescono ad avere trasformazioni.
ЗВУКОВАЯ ДОРОЖКА «SOUND TRACK» К ФИЛЬМУ DIGNE DINGUE D'EAU
- Détails
- Catégorie parente: Références
- Catégorie : Filmographie
- Créé le mercredi 25 mai 2011 00:00
- Mis à jour le vendredi 10 février 2012 00:49
- Publié le mercredi 25 mai 2011 00:00
- Écrit par Administrator
ЗВУКОВАЯ ДОРОЖКА «SOUND TRACK» К ФИЛЬМУ DIGNE DINGUE D'EAU
Вода бурных источников, проточная вода речек и рек, вечно движущаяся вода морей и океанов, вода это источник жизни, она всегда и везде притягивала человека.
Независимо от того ограничивается ли он простым купанием или занимается плаванием, человек подступает (подходит) к этой среде с поведением землянина, сохраняя физическую связь с твердой землей.
С 9 до 18 июня, по два часовых сеанса в день, 30 детей начальной школы мадам Райно, из которых только 5 способны проплыть несколько метров, ознакомятся с новыйм методом обучения плаванию.
С самого начала мы работаем с большой глубиной. Цель проста : спуститься с одной стороны чтобы подняться с другой.
Некоторые дети выполняют задание с первого раза.
Это вдиковинку для Кристэль, ситуация которая делает ее неспособной действовать. С помощью ног и пальцев, она осведомляется в целостности и равномерности среды в которую она вступает, чтобы реконструировать ее сенсорно. Предплечья служат чтобы предупредить падение, а не для того чтобы продвигаться.
Пьер не может оставить лестницу и сменить твердую основу под ногами на подвешенное состоянии на краю бассейна.
Никакие доводы не могут его заставить следовать за товарищами. С его разрешения, его осторожно опускают в воду на небольшом расстоянии от лестницы к которой он поспешно возвращается. После двух возвращений он проплывает расстояние, которое он не смог преодолеть первоначально.
В отличии от Кристель, он передвигается опираясь на свои предплечья.
Эти два путешествия сделали его способным передвигаться.
Тело напряженно от подмышек до кончиков пальцев ног, прикосновениями оно осведомляется о преодоленном пространстве.
Чтобы выиграть драгоценное время детям предлагают погрузиться в воду без использования лестницы. Каждый свободен выбрать свой способ чтобы спуститься.
Эта новая ситуация вызывает некоторые замешательство и нерешительность.
Сегодня пасмурно и почти весь класс, за исключением нескольких мерзлячек, в воде. Дети решили оплыть бассейн. Пьер и Кристэль наверстывают упущенное.
Чтобы две половины класса смогли пересечься, каждый адаптируется по отношению к окружающему его пространству и к своим товарищам.
Во втором заходе дети установили себе правила, что позволило избежать пробок.
И ноги активно начинают использоваться.
Благодаря мобилизации ног тело все больше и больше удаляется от стены.
Преследуемый Брюно, Пьер вытягивается на руках и, чтобы сохранить устойчивость и вертикальное положение своего тела, он использует схему бега. .
Все новые способы передвижения поощряются.
Выигрыш в амплитуде это всегда критерий прогресса.
Можно еще скрещивать захваты.... и даже играть в слепую ...
Можно еще перемещаться спиной к стене рискуя попасть в некомфортную ситуацию.
Чтобы упражняться Пьер выбрал угол бассейна.
Поочередно лицом и спиной к стене, передвигаемся удаляясь от мира твердого и постепенно освобождаемся от опоры.
Другая сложность: опознать по прикосновениям встречаемых товарищей. Это простая игра где исчезновение из вида роли организатора подготавливает детей к погружению.
Переход к шесту сознательно удаляет детей от стены, сохраняя вертикальное равновесие их тел.
Шест создает новую ситуацию и вменяет в обязанность каждому последовательную смену ролей: держать шест, передвигаться, держать его с другого конца. Сплоченность группы усиливается.
Активно работающие ноги обеспечивают новое равновесие тела, продвижение обеспечивается только передвижением рук.
Переход на буйки, которые колеблются и погружаются, укрепляет дифференциацию (разделение) функций: уравновешивание ногами, передвижение и координация руками.
Позволим себе небольшую передышку: игра позволяет каждому сделать инвентаризацию своих возможностей, а преподавателю расслабится в воде.
Чтобы стать пловцом нужно уметь полностью погрузиться в воду... С помощью шеста, буйков, около стены – все предоставляет повод и возможность для погружения.
Как только способность погружаться освоена, можно предложить детям новую цель: войти в контакт с дном бассейна.
Педагогически, товарищ является продолжением твердого мира и становится тем благодаря кому цель может быть достигнута.
Психологически это очень важный этап: глубина становится конкретной и пространство, казавшееся бесконечным, ограниченным.
После достижении дна любым доступным способом, постепенно без помощи поднимаемся к поверхности.
Чтобы полностью подчиниться действию воды важно опробовать все виды падения и опытным путем осознать, что в воде невозможно упасть и достигнуть горизонтального положения.
Если согласиться остаться держаться прямо в плоскости , можно удержаться на поверхности столько сколько угодно.
Следующая ступень эволюции будет достигнут как только ребенок овладеет навыками ориентации в воде.
Дно бассейна будет служить опорной точкой.
Способность дотронуться до ступеньки бассейна одновременно лбом и носом свидетельствует о горизонтальности положения головы по отношению ко дну.
Способность дотронуться до дна носом, грудью и локтями свидетельствует о горизонтальности положения тела по отношению ко дну.
С помощью напарника это получается сразу.
По прикосновении дна затылком и спиной информация становится более точной и полной.
Опыт который состоит в бездействии в воде на большой глубине является новым этапом.
Переход от спины к животу демонстрирует новую возможность выбора своего равновесия.
Знание, что вода может держать позволяет использовать новые способы входа в воду.
Во время прыжка, положение тела которое необходимо принять в воде уже принято на земле и поддерживается в воздухе.
Это настоящая постуральная антиципация (упреждение).
Отсутствие деформации тела во время и после прыжка признак успешного достижения цели.
Все способы погружения в воду изучаются и опробываются и особенно те, что исключают визуализацию точки падени.
Если ранее в воду погружались оставаясь в вертикальной позиции, теперь необходимо проникнуть в нее в падении, стараясь подавить реакцию выправиться (встать в вертикальное положение) как во время так и сразу после падения.
До этого момента, натуральным было задерживать дыхание при погружении (апное). Чтобы преодолеть этот этап необходимо опробовать множество способов и выбрать наиболее адаптированные, что определит, кондиционирует, дальнейшее развитие моторики.
Для начала это возможность широко открыть рот когда голова находится под водой... что доказывает, если это необходимо, что вода в него не заходит ..
И потом необходимо использовать все возможные способы чтобы выдохнуть .
Впоследствии продолжительный выдох ассоциируем с многообразными формами передвижения с помощью рук или ног, с полностью погруженной головой.
Чтобы руки были всегда лучше координированы в пространстве, непрерывный контакт палец рук с дном бассейна является ценным ориентиром.
Вдобавок к контролю дыхания, присоединяется кропотливый поиск пространственно временной организации жестов плавца.
Низкий, даже очень низкий, ритм работы – основная задача; но на этом этапе дыхание и моторика все еще не взаимосвязаны: мы плаваем недыша и прекращаем плавать чтобы дышать.
Обмен между учителем и учениками: «Сколько Мари-Клод ?»
«.... 12 движений ...»
«Давид сколько?»
«15 движений...»
Необходимо приложить все усилия чтобы стабилизировать туловище чтобы получить наибольшую точность в работе конечностей.
Контакт между руками спереди и контакт рук с ягодицами сзади позволяют лучше ориентироваться в пространстве и лучше чувствовать свое собственное тело.
Для детей прогресс в их манере , способе, плавать остается зависимым от лучше интегрированного дыхания.
Постановка плавания на спине подчинена тем же правилам.
Блокировка дыхания значительно лимитирует пройденную дистанцию.
Открытие рта, полный выдох, непрерывные и модулированные, ассоциирующиеся с регулярностью, амплитудой, симметрией и регулярностью движений позволяют сделать значительный прогресс .
В их пробах стартового прыжка принятие неуравновешенного состояния (разбалансированности) освоено, но остается решить проблему более законченных толчков т.е. более интенсивных.
Как только дыхание становится подчиненным движению рук, можно проплыть более длинную дистанцию.
Этот опыт проведенный со случайно выбранным классом детей в возрасте от 8 до 9 лет длится 15 сеансов. Фильм демонстрирует достигнутый уровень: все стили плавания теперь доступны для этих детей...
Голос учительницы: «Когда пробуют педагогический эксперимент такого типа и с проблемными детьми необходимо видеть результаты. В данном случае для меня достигнутые результаты убедительны, даже более чем убедительны, они воодушевляющие.»
Как вы только что увидели, на поставленную проблему дается множество решений. Жесты никогда не объясняются наглядно. Безусловно дети лимитируют, но мы поощряем в первую очередь новые открытия. Способы исполнения сравниваются, опробоваются и лучший из них определяется и адаптируется группой. В своих вмешательствах учитель остается воздержанным, поскольку прежде всего он знает, что БЕЗ ДОСТАТОЧНОЙ АКТИВНОСТИ НЕ БУДЕТ ТРАНСФОРМАЦИИ.


