Technique

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De l’IMAGE au FONCTIONNEMENT

 

Si vous voulez rester cantonné dans la pédagogie traditionnelle suivez les conseils de Giuseppe. Ne regardez que nos nageurs actuels !

Certes et de tous temps les nageurs ont fait évoluer la technique à la recherche d’un meilleur rendement.

Mais si vous désirez comprendre le fonctionnement du nageur il vous faudra repérer l’évolution historique et mettre en relations les particularités et parfois singularités des mouvements et de leur fonction (ce à quoi elles servent) dans l’activité locomotrice. (Fusion d’actions élémentaires en « action de niveau supérieur »). (Cf. : « Les praxies chez l’enfant » de Jean Piaget

Comprendre le fonctionnement c’est accéder à ce qui n’est pas immédiatement visible.

« Les mouvements ne sont que les aspects visibles des actions » (Henry Wallon)

Faute d’être en capacité de les interpréter (attribuer leur originalité à l’effet repérable dans les modifications qu’elles impliquent dans l’action) les images des mouvements deviendront ce qu’il faut reproduire. (Pédagogie traditionnelle).

Pour pouvoir exploiter des images le choix du référentiel est fondamental.

Dans l’image de la devinette, en référentiel exo centré, l’écartement maximal de l’axe du corps de la main (vu de face) correspond au point profond (vu de profil).

L’interprétation est guidée par la compréhension que l’on a de la nécessaire coordination des fonctions de direction, d’immersion, d’alignement, d’horizontalité et de propulsion du corps sur son axe de déplacement.

Ce dernier point correspond à ce que nous appelons notre « modèle théorique de fonctionnement », fruit de la théorisation des pratiques.  

Selon vous, quelles fonctions se trouvent impliquées dans l’originalité de cette image ?

raymond

mai 2018

  

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INDICES CONCORDANTS Troisième Partie

la vision fonctionnelle de la locomotion du nageur

 

Dans la PREMIERE PARTIE nous avons vu l’inestimable intérêt d’une observation gestuelle d’une séquence filmée, abordée image par image, nous livrant des détails qui auraient échappé à l’observateur attentif ne disposant pas de cette fonctionnalité.

Des repères d’espace, temps et de coordination nous ont ouvert la voie à la fonction des phases étudiées elle-même ne prenant du sens que dans le fonctionnement de l’ensemble : une totalité agissante !

Nous aurions pu également attirer l’attention sur un détail significatif ou indicateur de ce qui caractérise le retour aérien de Matthès : la flexion de la main sur l’avant-bras, témoignant du « relâchement » en apparente contradiction avec le membre supérieur en extension de l’avant-bras sur le bras. Ajoutons que ce M.S. rejoindra la surface et la traversera, paume de la main toujours orientée vers le haut.

Dans la DEUXIEME PARTIE, nous avons attiré l’attention du lecteur sur la nécessité de considérer le référentiel de tout « mouvement » et sans laquelle tout ce que l’on peut en dire ne peut être exploité. La superposition des images d’un même mouvement selon les référentiels ego et exo centrés impose une « explication » du changement radical des apparences.

C’est en quelque sorte un passage du mouvement (cinématique) du nageur (référentiel égocentré) à l’action (mécanique), c'est-à-dire l’interaction mouvements-substrat (référentiel exocentré).

Ce qui se passe à l’intérieur de la boucle, objet d’une étude plus fine, s’imposera au formateur et à l’entraineur qui recherchent l’efficience (La natation de demain pp. 50 et 51).

Pour retirer rapidement les informations les plus utiles on choisira la caméra fixe filmant le nageur de profil.

 

TROISIEME PARTIE

L’activité perceptive procède par centrations, centrations successives qui nous font passer des membres supérieurs aux membres inférieurs ou inversement. Leur mise en relation permet de faire apparaitre leur coordination et dans un second temps la subordination (dépendance) de l’un par rapport à l’autre. Connaître « ce qui est subordonnant » est une information précieuse pour l’enseignant entraîneur.

Le point avant objectif P.A. (dans le référentiel exocentré) marque la transition entre la fin aquatique du retour et le début de la fonction propulsive. Le changement de sens d’AR-AV à AV-AR implique une vitesse nulle par rapport au nageur mais conserve celle du déplacement du nageur dans l’eau à cet instant. La première condition pour que la masse d’eau devienne « masse d’appui » c’est quelle soit pulsée à une vitesse supérieure à la vitesse de déplacement du nageur et en sens inverse au déplacement.

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L’ESPACE

Centration su les M. (Ce point ne caractérise pas une fonction)

P.A. dans un référentiel exocentré le retour de bras (AR à AV) est terminé, le bout des doigts change de sens (AV à AR). La pale du nageur (main + avant-bras) s’est orientée pour pulser une grande masse d’eau (la pâle est construite à partir du coude et non pas à partir du poignet. Le coude est situé au dessus du bout des doigts). Par rapport au référentiel exocentré sa vitesse vers l’arrière est devenue égale à celle du nageur vers l’avant. Pour accélérer le nageur, elle devra aller plus vite vers l’arrière que le nageur vers l’avant.

Là va pouvoir commencer l’action propulsive.

On remarquera que le coude est venu se placer au niveau du front, ce qui permettra à la pale de parcourir un trajet important. Le point (PA) est dit « remarquable », il caractérise le début d’une fonction.

Le nageur vient de déclencher l’action propulsive avec intensité. La pale remarquablement orientée se dirige en accélérant la masse d’appui en sens opposé au déplacement du nageur.

La poussée se termine avec le coude près des hanches, pale toujours orientée, pour amorcer son retour.

Centration sur les M.I.

Les deux premières images consacrées à l’organisation de la pale montrent curieusement (curieusement pour qui pense que la fonction du battement est propulsive en dehors des phases propulsives des bras) une relative immobilisation d’une jambe en position haute se prolongeant par une rotation externe du pied.

Sur la dernière image, le pied en rotation externe est venu exercer une poussée sur des masses d’eau pour compenser la déviation du corps, conséquence de la poussée des bras à l’extérieur du plan sagittal vertical contenant à la fois, le grand axe du corps et l’axe de direction du déplacement du nageur. En accélérant intensément la masse d’appui le bras s’écarte de l’axe du corps (« le moteur » grand dorsal et plus puissant que le grand pectoral).

Cette coordination déclenchée par le cervelet n’est pas consciente (les coordinations s’opèrent par réajustement). C’est le degré d’intensité avec laquelle la masse d’appui est accélérée (provocant plus ou moins l’écartement du bras du plan sagittal) qui inconsciemment (cervelet) « ajuste » le battement (raison pour laquelle on dit que le battement est subordonné à l’action de bras).

 

LE TEMPS

Fréquence des prises de vues : 30 images par seconde

Durée d’un cycle : 1. 75 sec

Durée de la phase propulsive : 0.3 sec pour chaque M.S..

Organisation en corps projectile 1.75 sec

Organisation en corps propulseur 0.6 sec

 

LES COORDINATIONS

L’image 3 montre la fin de poussée d’un membre supérieur et l’extension complète de son opposé en référentiel égocentré. Nombreux sont les entraineurs qui évoqueraient un « rattrapé ».

Les membres inférieurs s’organisent en permanence pour assurer l’alignement du corps sur l’axe de déplacement. Leur activité n’a rien de continu mais dépend de leur fonction.

Elle dépend à chaque instant de ce que font les membres supérieurs auxquels ils sont donc subordonnés. Le terme d’équilibration n’est pas le plus pertinent bien qu’évoqué souvent. (Alignement conviendrait probablement mieux !

 

LES FONCTIONS

C’est leur coordination qui assurera la réussite de l’action

Le nageur doit à la fois orienter sa trajectoire et orienter son corps sur cette trajectoire. Cela suppose une représentation fine de son corps et de son espace d’action. (Dimension informationnelle)

Il doit à tout instant rechercher l’efficience de son activité en conservant la plus grande amplitude associée à la puissance. Le meilleur rendement (rapport de l’énergie transformée à l’énergie dépensée) est en permanence recherché. (dimension énergétique).

 

LE FONCTIONNEMENT

Le nageur s’organise pour passer efficacement à travers les masses d’eau en étant inévitablement freiné et périodiquement doit par accélérations retrouver la meilleure vitesse moyenne de déplacement. Il doit gérer la puissance disponible.

Périodiquement aussi il doit s’informer des caractéristiques de son espace d’action en relation avec celui de ses adversaires. Il en est de même de sa situation dans l’épreuve : meneur ou mené. Il « pilote » l’épreuve.

Il doit encore coordonner la recherche d’une plus grande immersion et sa ventilation.

Il est intéressant d’observer le nageur qui est à l’arrière plan, lui aussi sur la première image et au point avant réf. égocentré et de le comparer avec Thorpe.

 

CONCLUSION

Les textes réunis sous le thème « indices concordants » cherchent à amener progressivement le lecteur à une vision fonctionnelle de la locomotion du nageur.

Cette vision est indispensable pour qui veut dépasser la pédagogie du mouvement, elle va permettre de rompre avec des exercices traditionnels qui se fondent sur le concret, le visible et non pas sur le réel, elle va ouvrir la voie vers une option pédagogique constructiviste dite de l’action qui sera source de transformations rapides et efficaces.

Ils apportent des pistes pour répondre à la « devinette ».

Ils apportent des éléments pour aborder une étude critique, demandée par l’auteur, des textes de Florent (LA NATATION : UNE SYNERGIE ! ; CORRÉLATION BATTEMENTS-MASSE D'EAU - LE CAS IAN THORPE )

Ils ouvrent la voie à tous les échanges.

raymond

avril 2018

 

 

 

 

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INDICES CONCORDANTS Deuxième Partie

cinématique, biomécaniques et l’importance de choisir un référentiel

 

La trajectoire des mains du nageur et singulièrement dans sa partie sous-marine a toujours intéressé les entraineurs et formateurs. La trajectoire aérienne s’est trouvée moins souvent interrogée. On la caractérisait en différenciant « bras tendus » ou « bras fléchis ».

Très longtemps le passage sous la surface a été assimilé à la fonction propulsive des membres supérieurs, tandis que leur passage aérien l’était au retour.

On retrouve toutefois dans les documents techniques diffusés par la FFN avant les années 50, un partage en trois de la phase aquatique en « appui », « traction », « poussée ». Un journaliste spécialisé en natation : F. Oppenheim, insistera pour que la première phase soit considérée comme propulsive en employant les termes « d’appuis tractifs ».

Dans la littérature anglo-saxonne, les deux derniers termes seront utilisés selon la même interprétation : « pull » et « push » !

L’utilisation des caméras sous-marines va permettre de reconstituer assez fidèlement les trajectoires. J. Counsilman va les présenter en fonction des 3 plans de l’espace à partir de caméras fixes. Selon qu’elles sont prises de face, de profil ou de dessus leur forme présentera de notables différences.

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Ces images qui relèvent de la cinématique seront abusivement qualifiées de biomécaniques.

Ce sont les images de profil qui interpellent logiquement les entraineurs dans la mesure où elles vont « éclairer » et rendre compte de la propulsion.

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Ce qui frappe l’observateur d’une trajectoire d’un nageur performant, c’est sa dimension antéropostérieure réduite et en contrepartie sa dimension verticale plus importante comparativement. Très rapidement, des auteurs qui se prétendaient « biomécaniciens » en ont conclu que ce qui propulsait le nageur, c’était les parties descendantes et ascendantes, donnant ainsi naissance à « la théorie de la portance ». Pour démontrer qu’elle n’était pas fondée je me suis appuyé sur la définition du mouvement : « déplacement dans l’espace, en fonction du temps (durée) et par rapport à un référentiel (point choisi comme fixe).

Pour que cela apparaisse clairement dans une démonstration, j’ai superposé les trajectoires d’un même nageur selon que le référentiel était pris sur lui (égocentré) ou hors de lui (exocentré). Nous avons ici deux images d’une même réalité. Même nageur et dans les deux cas à puissance maximale.

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Nous avons déjà évoqué les points remarquables d’une trajectoire sous marine : PE = point d’entrée dans l’eau, PA = point le plus avant, PP = point le plus profond, PF = point de fin de poussée, PAR = point le plus arrière, PS = point de sortie.

Dans la superposition des deux images, nous avons fait coïncider la surface de l’eau et le point profond. Le tracé vert illustre la trajectoire des doigts réalisée par le nageur qui recherche l’amplitude. Le sens de ce déplacement passe progressivement de l’arrière vers l’avant à l’avant vers l’arrière à partir du PA. La composante horizontale de la vitesse est alors nulle. Commence alors pour le nageur son intention propulsive.

Avec le tracé en rouge, on passe du système égocentré au système exocentré.

N’oublions pas que sur le graphique l’espace est en abscisse et le temps en ordonnée.

Sur la même horizontale de la phase correspondante nous sommes au même instant.

Le PA, point de début de la propulsion apparait plus bas dans l’espace et plus tard dans le temps. POURQUOI ?

La réponse est essentielle !

Au PA du tracé en vert correspondant au changement de sens de la vitesse horizontale, la vitesse de la main est nulle par rapport au nageur mais non à la vitesse du nageur par rapport à l’eau (dans le sens de son déplacement de l’arrière vers l’avant).

Pour que l’action du membre supérieur devienne propulsive, il ne suffit pas qu’elle se déplace vers l’arrière, encore faut-il que sa vitesse soit supérieure à la vitesse du nageur vers l’avant.

C’est un point malheureusement méconnu ou ignoré par les entraineurs et les biomécaniciens et qui a faussé les descriptions et analyses.

C’est le cas de Florent dans son article sur les synergies et nous ne doutons pas qu’il reprendra son travail en tenant compte de ces données essentielles.

Ce fut aussi mon cas dans la réalisation des structures rythmiques. La géométrie et la mécanique doivent rester présentes à notre esprit et nous ouvrir à la relativité ! Pour nous faire accéder à la réalité.

Une conclusion : Sans le choix explicite d’un référentiel, il est impossible repérer la raison d’être des coordinations ou d’expliquer un fonctionnement.

Dans le prochain article nous exploiterons ces données pour mieux comprendre le rôle des coordinations des membres supérieurs et inférieurs dans la natation.

 

raymond

avril 2018

 

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CONNAISSEZ-VOUS LA NATATION ? La réponse à la devinette !

 

Le contexte : nous sommes à MONTREAL aux J.O. de 1976 dans l’épreuve du 100 m. nage libre.

Journalistes et entraineurs s’accordent pour affirmer que Peter NOCKE, qui terminera à la troisième place de la finale, possède un battement de jambes « exceptionnel ». Probablement en raison de son amplitude et de son intensité, et certainement en raison du propulseur bras qui s’écarte du plan sagittal.

A plusieurs reprises déjà, nous avons expliqué pourquoi, à puissance très élevée le membre supérieur s’écartait du corps.

Une autre idée est partagée par les techniciens de l’époque « les épaules doivent être maintenues parallèles à la surface de l’eau » et donc horizontales (afin que le corps puisse rester bien à plat !)

Les images de Counsilman en référentiel égocentré (point fixe : les épaules du nageur) n’y sont peut-être pas étrangères.


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La tête en extension « nager haut pour nager vite croyait-on » (l’image du hors-bord est tenace)  ne facilite pas le roulis du corps qui permettrait de réaliser les poussées des masses d’eau dans le plan sagittal vertical contenant l’axe de déplacement.

Nos visiteurs ont été intrigués par le passage « latéral » du membre supérieur au point de suggérer logiquement d’autres modes de nage que le crawl.

Ici encore, il faut mettre les données en relations. Il est vrai que nos amis ne disposaient pas de l’information relative aux « battements exceptionnels ». Dès lors que l’on peut faire ce lien, la logique d’entrée en jeu des fonctions de propulsion par les M.S. et de réalignement par les M.I. est respectée en devenant un « nouvel indice concordant » justifiant notre représentation du fonctionnement du nageur.

raymond

avril 2018

 

 

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INDICES CONCORDANTS Première Partie 

une histoire de remous, d’équilibre et de structures rythmiques

 

C’est une longue histoire liée à la lecture puis à l’analyse d’images. Images particulières puisque projetées sur écran : vision d’un film.

En tant que Conseiller Technique régional, je suis convié à un rassemblement avec mes collègues pour obtenir du Directeur Technique National des directives pour mes missions.

Nous sommes en 1973 et une marque d’équipements a réalisé un document filmé en couleur des Jeux de Munich. Les meilleurs représentants (les champions olympiques et leurs principaux adversaires) des différents modes de nage sont filmés en surface et sous la surface.

Notre DTN est spécialiste de la nage sur le dos et il a été champion de France du 1500 m. en parcourant 1450 m. en dos crawlé lorsqu’il était nageur.

Lors du passage sur l’écran de Roland MATTHES, il s’exclame « Vous avez vu, les gars, comme il pousse avec les jambes ! ». Les collègues ne réagissent pas et pour ma part, j’avoue n’avoir rien vu qui me permette d’approuver ou non.

Une année se passe et entre temps nous recevons les films en questions pour les projeter dans des réunions d’entraineurs ou d’initiateurs.

Lors d’un regroupement du Conseil Pédagogique et Scientifique en relation aves les stages Maurice Baquet, Robert Mérand me pose cette question : « l’équilibre en natation, c’est quoi ? ». Je suis incapable d’apporter une réponse mais la question demeure lancinante.

Je m’étais promis d’y apporter une réponse. L’idée me vint alors de « décortiquer » les images de tous les champions olympiques, image par image, en les projetant sur du papier. Les appareils avec arrêt sur image se trouvant au siège de la FFN, j’y ai passé une semaine, travaillant sans relâche.

Comme grille de lecture je dispose de trois éléments : Espace, Temps, Coordinations.

Logiquement je commence par l’espace en repérant systématiquement les points hauts et les points bas, puis les plus en avant et les plus en arrière pour les membres supérieurs et les membres inférieurs.

J’aborde la nage sur le dos avec les images de Matthès. On retrouve chez lui les six battements par cycle. En repérant les points haut et bas j’aperçois à l’abaissement du pied droit un « remous ». Voila l’indice qui permettait à notre DTN de repérer une action des jambes et qui m’avait échappé lors de la rencontre avec mes collègues.

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Je passe à l’image suivante du point bas. Surprise :  Rien ? Puis la suivante Rien ! Image suivante du point bas « remous ». Mais immédiatement question : Si les jambes propulsent pourquoi ne le font-elles pas continuellement ?

Avant de repérer les temps forts et les temps faibles en comptant le nombre d’images nécessaires à la remontée et à la descente j’interroge la relation, la coordination MI-MS.

Ce qui caractérise le style de Matthès au niveau des membres supérieurs c’est leur point bas que l’on repère sous la fesse. Là commence la partie aquatique du retour. Du point bas jusqu’à la surface la masse d’eau à traverser est importante. Pour conserver au corps son orientation et sa stabilité il faut que le membre inférieur mobilise vers le bas une masse d’eau importante aussi. Le même phénomène apparaitra pour le dégagement du bras opposé.

Deux hypothèses ou deux conclusions s’imposent :

1 ) les membres inférieurs ne sont pas propulseurs.

2 ) les membres inférieurs sont subordonnés aux membres supérieurs.

 

Je ne suis pas parvenu à trouver une réponse à la question de l’équilibre mais en revanche j’ai pu mettre en évidence la ou les structures rythmiques de chaque mode de nage.

On les retrouvera dans la troisième et dernière édition de « l’enseignement de la natation » chez Vigot éditeurs (1974).

Une seconde partie viendra conforter cette hypothèse.

raymond

 

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